Blanc-Verdier

Dans la National Gallery, à Londres, je suis entrée dans la peinture.


Je me suis lancée dans une aventure qui rejoint mon intérêt pour le jaillissement, expérimentant en solitaire ce nouveau domaine qu’était pour moi la toile blanche.
Mes toiles mesuraient 1,80 m. Ma taille. Depuis toujours je suis à l’aise dans la grande dimension. Dans l’espace et dans le silence. Peindre est pour moi une ascèse silencieuse.

Ma pratique est ouverte à d’autres disciplines : la Musique, les Mythologies Grecque et Latine et la Poésie. Les tableaux de la Renaissance Italienne me transportent.

Mes premières œuvres étaient figuratives, inspirées des rues de Londres, où je vivais. Pendant les premières années je me suis exercée à observer la lumière, les changements, les mouvements.

Puis je suis entrée en écriture et ma peinture est devenue une peinture de l’imaginaire et de la mémoire. Je peignais ce qui ne se voit pas. Il s’agissait pour moi de dire le lien entre affects, récits et traces mémorielles.
Lors de mes nombreux voyages, entre Loire et Italie je me suis imprégnée, d’ors et d’eau et de poèmes. Et j’ai peint la Loire.
Le lien avec la littérature était alors très fort.

Une rencontre avec les toiles de Zao Wou Ki et de Yahne Le Toumelin s’est avérée déterminante pour ma peinture.
Je peins la vie qui bruisse, l’air que je respire, les ténèbres et la lumière. Je peins le temps et les sédiments, la lumière intérieure. Je peux dire que je peins comme une petite peau très fine et qui vibre.

Gouaches

Épaisseur et traces

Grands formats

Je peins à ma hauteur

Soie - Extrait Icône

Écrits

J’écris sur mes toiles et sur mes feuilles

Monstre Extrait

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Mes œuvres dialoguent avec les matières, les objets et les fragments du quotidien.